Troubles alimentaires et intimité

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Quand le rapport au corps traverse aussi la vie intime

En consultation, les troubles alimentaires attirent naturellement l’attention vers l’alimentation, la santé, le poids et l’image corporelle. La vie intime peut rester en périphérie, sauf si la personne choisit de l’aborder elle-même.

Pourtant, ce qui se joue avec le corps peut aussi traverser la sexualité : gêne à être regardé.e, difficulté à rester présent.e pendant un contact, évitement, anxiété, désir fluctuant ou impression de ne plus très bien savoir ce qui est agréable, inconfortable ou simplement non désiré.

Le lien n’est ni automatique, ni identique d’une personne à l’autre. C’est justement ce qui rend l’exploration utile : ne rien déduire du diagnostic, mais ouvrir un espace où cette dimension peut être dite si elle existe.

Le corps n’est pas seulement celui que l’on regarde. Dans l’intimité, c’est aussi celui que l’on sent de l’intérieur.

 

Sketchnote : le corps regardé et le corps ressenti dans l’intimité.

Le déclic n’est pas de parler davantage du corps. C’est de changer de question.

Une personne peut être très attentive à chaque détail de son apparence et avoir pourtant du mal à repérer, dans l’instant, une tension, un élan, un inconfort ou une limite.

Dans l’intimité, « Comment voyez-vous votre corps ? » ne remplace donc pas « Que sentez-vous quand l’autre s’approche, vous regarde ou vous touche ? »

Ce que cela change dans l’anamnèse

L’exploration ne s’arrête plus à l’image corporelle. Elle ouvre quelques repères :

  • ce que produit le regard de l’autre ;
  • ce qui permet de reconnaître le confort, l’envie, le non-désir ou une limite ;
  • la possibilité de rester présent.e, de guider, de ralentir ou d’arrêter.

L’état nutritionnel, la fatigue, la douleur, les traitements, l’humeur ou un vécu traumatique retrouvent ensuite leur juste place dans l’ensemble.

Un regard qui relie le psychique, le corporel et l’intime

Pour construire une formation sur ce sujet, il me semblait essentiel de ne pas isoler l’image du corps, les émotions, les sensations et la sécurité. Le parcours de Nadine Georges permet précisément de tenir ces dimensions ensemble.

Cette photo de Nadine avec Valérie, Marie et moi raconte aussi quelque chose que je tiens à garder visible sur SexoPositive : une équipe qui partage ses outils, croise ses regards et transforme son expérience en transmission.

Nadine Georges aux côtés de Valérie Doyen, Alexandra Hubin et Marie Geonet lors d’un moment partagé par l’équipe SexoPositive.
En clinique

Psychologue clinicienne, psychothérapeute et sexologue agréée, Nadine associe la consultation à dix années de travail hospitalier et à l’accompagnement de situations de crise et de traumatisme.

Dans l’approche psychocorporelle

Ses formations en thérapie psychocorporelle et en hypnose conversationnelle nourrissent une exploration qui relie image, émotions, imaginaire, évitement et sensations.

Dans la transmission

Dans cette formation, elle transforme ce parcours en repères progressifs : comprendre les liens possibles, travailler l’imaginaire et soutenir une réappropriation sensorielle sans imposer de résultat.

La formation suit un fil concret : comprendre le lien encore peu abordé entre troubles alimentaires et sexualité, repérer ce qui se joue entre image corporelle, émotions, évitement et sensations, puis découvrir des manières progressives de travailler avec l’imaginaire et le plaisir sensoriel.

Elle permet d’approfondir cette exploration sans réduire la personne à son trouble alimentaire ni faire de la reprise d’une activité sexuelle un indicateur automatique de mieux-être.

BON À SAVOIR
  • 6 sessions vidéo, 2 heures de formation
  • accès immédiat et illimité
  • évaluation facultative avec attestation de réussite

 

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Se réapproprier son corps ne veut pas dire devoir l’aimer tout le temps

Un rapport plus apaisé au corps ne se mesure pas à une admiration permanente de son apparence. Pour certaines personnes, le mouvement le plus important sera de pouvoir remarquer une sensation sans l’évaluer immédiatement, faire confiance à un signal de confort ou d’inconfort, laisser une proximité devenir possible ou poser une limite plus clairement.

L’amélioration du trouble alimentaire ne dit pas tout de l’intimité

Une amélioration de l’état nutritionnel ou des conduites alimentaires peut modifier certains facteurs qui influencent la sexualité. Elle ne dit pourtant pas, à elle seule, comment la personne vit son corps, la proximité, le regard ou le toucher.

Ces dimensions peuvent évoluer à des rythmes différents. Elles méritent donc d’être explorées pour elles-mêmes, lorsque la personne souhaite ouvrir cette question, sans les déduire automatiquement de l’évolution du trouble alimentaire.

Questions fréquentes en consultation

À partir des consultations et des supervisions, certaines questions reviennent régulièrement. J’ai souhaité y répondre à travers une série d’articles courts, rédigés dans un esprit de psychoéducation et directement inspirés de la pratique clinique.