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Quand le corps cherche à rester en sécurité
Après un psychotraumatisme, une difficulté intime peut prendre des formes très différentes : évitement, hypervigilance, dissociation, douleur, conformité automatique ou difficulté à repérer ce qui est souhaité.
Ces manifestations ne racontent pas un manque de volonté. Elles invitent à regarder comment la sécurité, les sensations, le contrôle et le lien se construisent dans l’ici et maintenant.

Quatre repères pour soutenir le choix
La sécurité
Que faut-il pour que la personne puisse rester présente sans se sentir envahie ?
Les signaux du corps
Comment reconnaît-elle le confort, la tension, le retrait ou la dissociation ?
Le choix
Peut-elle modifier, différer, refuser ou arrêter sans devoir se justifier ?
Le rythme
La progression se construit avec la personne, sans exposition implicite ni objectif imposé.
Éviter de reproduire une perte de contrôle
Une proposition thérapeutique peut être pertinente sur le papier et devenir inadéquate si elle place la personne dans une nouvelle obligation d’avancer, de raconter ou de ressentir.
La permission de ne pas poursuivre fait partie du cadre clinique.
Dans la pratique
Expliquer avant de proposer. La personne sait ce qui est envisagé et pourquoi.
Demander la permission. Chaque étape peut être acceptée, modifiée ou refusée.
Coordonner. Le travail sexologique s’articule, lorsque nécessaire, avec une prise en charge spécialisée du trauma.
La sécurité est un processus
Elle se vérifie au fil de l’expérience et ne se déduit pas uniquement du contexte, de la relation ou d’un accord donné plus tôt.
Le consentement peut changer
Un oui peut devenir un non, une pause ou une autre proposition. Cette mobilité est un repère de liberté, pas un obstacle au travail.
