Une pratique n’est pas un diagnostic
En consultation, les questions peuvent porter sur un fantasme qui inquiète, une envie difficile à nommer, une pratique que l’un.e apprécie et que l’autre ne souhaite pas, ou simplement la crainte de ne pas être « assez » expérimenté.e.
Le risque serait de classer trop vite : normal ou anormal, audacieux ou coincé, épanoui ou en difficulté. Or une même pratique peut être vécue avec curiosité, indifférence, plaisir, contrainte ou ambivalence selon la personne, le moment et le contexte.
Ce n’est donc pas le nombre ni le caractère spectaculaire des pratiques qui renseigne sur la santé sexuelle. Ce sont les conditions dans lesquelles elles prennent place et la liberté réelle de chacun.e.
Trois questions qui changent l’anamnèse

Qu’est-ce que cette pratique représente ?
Une curiosité, un désir, une habitude, une façon de se rassurer, une réponse à une norme ou quelque chose qui fait souffrir ?
Dans quelles conditions se vit-elle ?
Consentement continu, information, sécurité, possibilité de ralentir, de s’arrêter et de changer d’avis.
Quel est son retentissement réel ?
Sur le corps, la relation, les valeurs, la santé, le quotidien et le sentiment de liberté de la personne.
Élargir le répertoire ne signifie jamais prescrire davantage
L’accompagnement peut ouvrir des possibles, transmettre des informations ou assouplir un script devenu étroit. Il laisse pourtant intact le droit de ne pas essayer, de ne pas aimer et de construire une intimité qui ne ressemble à aucun catalogue.

