Adolescence et construction affective et sexuelle

Formations, outils thérapeutiques et ressources cliniques pour les professionnel.le.s

Parfois, la question vient des jeunes. Parfois, c’est à nous d’ouvrir la porte.

« Comment savoir si je suis prêt.e ? » « Pourquoi je perds mon érection quand je mets le préservatif ? » « Est-ce que ma vulve est normale ? »

Il y a les consultations où la question est posée directement. Et puis celles où la vie intime n’est pas le motif de la rencontre, mais peut être concernée en arrière-plan. Dans les deux cas, répondre avec justesse demande plus qu’une information : il faut comprendre ce que la question recouvre, ce qui se construit à l’adolescence et la place que le ou la jeune souhaite donner au sujet.

L’enjeu n’est pas d’avoir une réponse toute faite. Il est de savoir accueillir, explorer, transmettre… ou orienter.

Un.e jeune s’interroge sur ce qui est normal. Le sketchnote invite à explorer ce qu’il ou elle croit devoir faire, ce qu’il ou elle ressent et ce qu’il ou elle souhaite avant de répondre.

Ils ont déjà beaucoup d’informations. Ce qui manque parfois, c’est un espace pour sentir ce qui leur correspond. — Alexandra

Comprendre, répondre… et savoir ouvrir le sujet

Les informations comptent, bien sûr. Mais elles ne suffisent pas toujours pour accompagner ce que les adolescent.e.s vivent, ressentent ou cherchent encore à comprendre.

Un personnage SexoPositive relie ce qu’un jeune exprime, ce qu’il ressent et ce qu’il cherche encore à comprendre.
Comprendre ce qui
se construit

Le corps change, l’image de soi se transforme, les émotions gagnent en intensité et les premières expériences prennent place dans un fort besoin d’appartenance. Situer ces enjeux évite d’isoler une question du contexte dans lequel elle apparaît.

Un personnage SexoPositive entouré de différentes formes de questions et de silences.
Répondre à ce qui
est formulé

Quand un.e jeune arrive avec une question, il faut pouvoir entendre ce qu’elle recouvre : une curiosité, une inquiétude, une douleur, une pression, une comparaison ou le besoin d’être rassuré.e. La réponse devient alors réellement ajustée à son vécu.

Un personnage SexoPositive fait passer un sujet encore confus vers une parole qui peut s’ouvrir.
Ouvrir le sujet
avec délicatesse

Une maladie, un traitement, une intervention, une difficulté psychique ou une démarche de cryopréservation peuvent toucher le rapport au corps, au désir ou à l’intimité. Le ou la jeune ne fera pas toujours le lien. À nous d’introduire le sujet avec naturel, sans laisser penser qu’une réponse particulière est attendue.

Au Luxembourg, cette question a réuni près de 80 professionnel.le.s

Le 20 mai 2026, le Centre psycho-social et d’accompagnement scolaires (CePAS), rattaché au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, m’a invitée à intervenir lors de sa première journée d’étude consacrée à l’éducation à la santé affective et sexuelle.

J’ai choisi de partir de ce que les professionnel.le.s rencontrent réellement : des jeunes qui posent une question très directe, d’autres qui n’en posent aucune, et toutes les situations où la vie intime peut être concernée sans constituer le motif initial de la consultation ou de l’accompagnement.

Voir le retour officiel du CePAS sur la journée

Alexandra Hubin intervient devant des professionnel.le.s lors de la première journée d’étude du CePAS consacrée à la santé affective et sexuelle au Luxembourg.
Alexandra Hubin, invitée par le CePAS, Luxembourg, 20 mai 2026.

J’ai conçu cette formation pour les professionnel.le.s qui souhaitent se sentir plus à l’aise lorsqu’un.e jeune pose une question intime, mais aussi lorsque la situation clinique les invite à ouvrir eux-mêmes la conversation.

À partir de situations très concrètes, nous travaillons la manière d’introduire le sujet avec naturel, d’expliquer le lien avec le motif de consultation, de demander la permission et d’explorer sans être intrusif. Nous apprenons aussi à différencier désir, curiosité, peur et pression, à soutenir l’expression des limites et à repérer quand une orientation médicale est indiquée.

L’objectif n’est pas de vous remettre une « bonne réponse » pour chaque question. Il est de vous donner une trame suffisamment solide pour que, face à l’imprévu, vous sachiez ouvrir, écouter, questionner, sécuriser et transmettre avec justesse.

BON À SAVOIR
  • 5 sessions vidéo, 2 heures de formation
  • accès immédiat et illimité
  • évaluation facultative avec attestation de réussite

👉 DÉCOUVRIR LA FORMATION

Cinq repères institutionnels pour situer sa pratique

Les mots et les cadres diffèrent d’un pays à l’autre. Ces documents permettent de revenir aux attendus officiels, puis d’adapter l’accompagnement à l’âge, au contexte et aux besoins des jeunes.

Première page du Guide pour l’EVRAS en Fédération Wallonie-Bruxelles

Belgique

Le Guide pour l’EVRAS offre des balises communes pour préparer des animations adaptées aux jeunes.

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Première page du programme français d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité

France

Le programme national organise les apprentissages de la maternelle au lycée.

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Couverture du guide luxembourgeois Let’s Talk about Sex consacré à la santé affective et sexuelle des jeunes

Luxembourg

Le guide Let’s Talk about Sex! soutient les professionnel.le.s dans l’accompagnement affectif et sexuel des jeunes.

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Couverture du Cadre de référence pour l’éducation sexuelle en Suisse romande

Suisse romande

Le cadre romand fixe des repères de qualité communs pour une éducation sexuelle adaptée au développement.

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Couverture du document du ministère de l’Éducation du Québec sur les contenus en éducation à la sexualité

Québec

Le document ministériel présente les contenus à proposer du primaire au secondaire.

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Questions fréquentes en consultation ou en animation

En consultation, en supervision ou en formation, certaines questions reviennent régulièrement. J’ai choisi d’y répondre à travers une série d’articles courts, rédigés dans un esprit psychoéducatif et directement inspirés de la pratique clinique.