Adolescence et construction affective et sexuelle

Formations, outils thérapeutiques et ressources cliniques pour les professionnel.le.s

Accompagner les jeunes, c’est bien plus subtil qu’il n’y paraît

J’aime profondément accompagner les adolescent.e.s dans leur construction affective et sexuelle, en consultation comme lors d’animations. Ce travail est passionnant et délicat : il touche à l’intime à un moment où l’on apprend encore à se connaître et à faire confiance à ce que l’on ressent.

Les jeunes ne découvrent pas la sexualité avec nous. Ils et elles arrivent avec des informations, des images et des normes venues de l’école, des réseaux, des séries, de la pornographie ou du groupe. Notre rôle ne consiste donc pas seulement à transmettre un savoir de plus. Il est aussi d’offrir un espace pour faire le tri entre ce que l’on croit devoir vouloir, ce que l’on ressent et ce que l’on souhaite réellement.

Accompagner, c’est aider chacun.e à mieux se connaître et à respecter ses désirs comme ses non-désirs.

Un.e jeune s’interroge sur ce qui est normal. Le sketchnote invite à explorer ce qu’il ou elle croit devoir faire, ce qu’il ou elle ressent et ce qu’il ou elle souhaite avant de répondre.

Quelle place pour les adultes ?

Lors de cette journée d’étude, j’ai eu l’occasion de présenter la philosophie clinique qui guide l’approche sexopositive. C’est d’ailleurs ce regard qui avait motivé mon invitation.

L’idée n’était pas d’apporter une nouvelle série de « bonnes réponses », mais de réfléchir à la place d’un adulte ressource : quelqu’un qui peut accueillir sans juger, transmettre un repère fiable, sécuriser lorsque c’est nécessaire et aider un.e jeune à réfléchir sans décider à sa place.

Alexandra Hubin intervient devant des professionnel.le.s lors d’une journée d’étude du CePAS à Luxembourg.
Alexandra Hubin lors de la première journée d’étude du CePAS consacrée à la santé affective et sexuelle, au Luxembourg, le 20 mai 2026.

Informer n’est pas précipiter

Parler de relations et de sexualité ne pousse pas les jeunes à commencer plus tôt. Les évaluations rassemblées par l’UNESCO montrent que les programmes complets, adaptés à l’âge et au développement, n’augmentent ni l’activité sexuelle ni les prises de risque. Ils peuvent au contraire favoriser des choix plus éclairés et des comportements plus sûrs.

L’enjeu n’est donc pas d’en dire toujours davantage. Il est d’ouvrir un espace fiable où les jeunes peuvent poser leurs questions, développer leur esprit critique et trouver des repères pour décider plus librement et se protéger.

Consulter les repères scientifiques de l’UNESCO

Cinq repères institutionnels pour situer sa pratique

Les mots et les cadres diffèrent d’un pays à l’autre. Ces documents permettent de revenir aux attendus officiels, puis d’adapter l’accompagnement à l’âge, au contexte et aux besoins des jeunes.

Première page du Guide pour l’EVRAS en Fédération Wallonie-Bruxelles

Belgique francophone

Le Guide pour l’EVRAS offre des balises communes pour préparer des animations adaptées aux jeunes.

Consulter le document (PDF)

Première page du programme français d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité

France

Le programme national organise les apprentissages de la maternelle au lycée.

Consulter le document (PDF)

Couverture du guide luxembourgeois Let’s Talk about Sex consacré à la santé affective et sexuelle des jeunes

Luxembourg

Le guide Let’s Talk about Sex! soutient les professionnel.le.s dans l’accompagnement affectif et sexuel des jeunes.

Consulter le document (PDF)

Couverture du Cadre de référence pour l’éducation sexuelle en Suisse romande

Suisse romande

Le cadre romand fixe des repères de qualité communs pour une éducation sexuelle adaptée au développement.

Consulter le document (PDF)

Couverture du document du ministère de l’Éducation du Québec sur les contenus en éducation à la sexualité

Québec

Le document ministériel présente les contenus à proposer du primaire au secondaire.

Consulter le document (PDF)

J’ai conçu cette formation autour d’une tension très concrète : comment informer et sécuriser sans ajouter une nouvelle injonction à des jeunes qui en reçoivent déjà beaucoup ?

Les situations cliniques permettent de travailler ce geste professionnel : différencier désir, curiosité, peur et pression ; explorer ce que recouvre un mot avant de l’interpréter ; soutenir l’expression des limites ; ou encore repérer quand une orientation médicale est indiquée.

La formation ne propose pas une bonne réponse valable pour tous les ados. Elle apporte des repères et des outils pour rester au plus près de ce que chacun.e vit, de son rythme et de son contexte.

BON À SAVOIR
  • 5 sessions vidéo, 2 heures de formation
  • accès immédiat et illimité
  • évaluation facultative avec attestation de réussite

👉 DÉCOUVRIR LA FORMATION

Questions fréquentes en consultation ou en animation

En consultation, en supervision ou en formation, certaines questions reviennent régulièrement. J’ai choisi d’y répondre à travers une série d’articles courts, rédigés dans un esprit psychoéducatif et directement inspirés de la pratique clinique.