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Avoir mal pendant les rapports sexuels : que faire ?

 

 

« Je pensais que c’était normal d’avoir mal… »

J’entends encore trop souvent cette phrase en consultation.

Certaines femmes ont toujours eu mal et pensaient que « c’était comme ça ».

D’autres me racontent qu’au début tout allait bien, puis que la douleur est apparue progressivement, sans vraiment comprendre pourquoi.

Avec le temps, beaucoup commencent à appréhender les rapports sexuels. Elles essaient de respirer davantage, de changer de position, de serrer les dents… ou finissent par espacer les moments d’intimité.

Et pourtant…

Une relation sexuelle n’est pas censée être douloureuse.

Ce n’est pas quelque chose qu’on est sensé apprendre à supporter. Quand la douleur cimice dans les rapports, elle mérite d’être comprise.

Toutes les douleurs ne racontent pas la même histoire

Quand une femme me dit : « J’ai mal pendant les rapports », ma première question est presque toujours la même :

« Racontez-moi cette douleur. »

Parce qu’en réalité, toutes les douleurs ne se ressemblent pas et je vous invite aussi à observer votre douleur.

Comment la décririez-vous ?

  • Est-ce que ça brûle, pique, tire, pince?

    Est-ce que ça donne une impression de coupure, de déchirure ou plutôt que « quelque chose coince »

  • Où se situe la douleur ? À l’entrée du vagin ? Plus en profondeur ? Dans le fond du bassin ? Est-ce qu’elle irradie vers le dos ou les cuisses ?
  • À quel moment apparaît-elle ? Dès le début de la pénétration ? Pendant tout le rapport ? Dans certaines positions uniquement ? Après les rapports sexuels ?
  • Est-elle présente uniquement lors de la pénétration ? Ou également lors des caresses ?

Toutes ces informations sont précieuses. Parce que chaque douleur raconte une histoire différente.

Par où commencer ?

Quand une douleur apparaît, nous avons souvent envie de trouver tout de suite la bonne explication.

En réalité, les douleurs pendant les rapports sexuels peuvent avoir de nombreuses origines.

Parfois, il s’agit d’une sécheresse vaginale, d’une infection, d’une cicatrice après un accouchement, d’une endométriose, d’une modification hormonale ou d’une autre affection gynécologique.

C’est pour cette raison que je conseille souvent de commencer par un rendez-vous chez un.e gynécologue.

Quelques questions, un examen adapté à votre situation et, si nécessaire, des examens complémentaires permettent souvent d’identifier rapidement si la cause est physique et de proposer un traitement en fonction.

Et lorsque ce n’est pas le cas, cela ne veut pas dire que « tout est dans votre tête ».

Cela signifie simplement que d’autres éléments méritent d’être explorés, comme le fonctionnement du plancher pelvien, certaines appréhensions qui se sont installées avec le temps ou encore l’histoire de votre sexualité.

L’important est de ne pas rester seule avec cette douleur.

S’il y a une chose à retenir…

Ne banalisez pas votre douleur.

Elle n’est pas un échec.

Elle n’est pas une fatalité.

Elle est un signal que votre corps vous envoie.

Et plus nous comprenons ce qu’il essaie d’exprimer, plus nous avons de chances de trouver les solutions les plus adaptées à votre situation.

 

Signature Alexandra Hubin

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