Psychotraumatismes et vie intime
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Le corps peut dire « danger » au milieu d’un moment pourtant choisi
On peut avoir envie d’être proche. Avoir dit oui. Se sentir en confiance avec la personne présente. Et malgré tout, à un geste, une odeur, une position, un mot ou parfois sans déclencheur clairement identifiable, sentir le corps se figer, s’éloigner, accélérer ou devenir presque absent.
Ces réactions sont déroutantes parce qu’elles semblent contredire ce que l’on voulait quelques secondes plus tôt. Elles peuvent faire naître de la honte, de la culpabilité ou la peur de ne plus pouvoir vivre d’intimité.
Un vécu psychotraumatique peut modifier la sécurité ressentie, le rapport au corps, la présence, le consentement et la proximité. Vous n’avez pas besoin de raconter ici ce que vous avez vécu pour avoir le droit de chercher de l’aide.

Ce qui arrive n’est pas toujours une décision
Se figer, se couper de ses sensations, avoir un flashback, ressentir une alerte ou vouloir fuir peuvent être des réponses automatiques. Les comprendre peut réduire la honte, sans obliger à les traverser seul.e ni à poursuivre le moment.
La sécurité se construit aussi dans la possibilité d’arrêter
Savoir qu’une pause sera accueillie sans pression, qu’un geste peut être retiré immédiatement et qu’aucune justification n’est exigée peut être plus sécurisant qu’essayer de tout prévoir.


Garder un signal simple
Un mot, un geste ou un objet facile à repérer peut indiquer « pause » lorsque parler devient difficile.

Revenir au présent sans se forcer à rester
Regarder la pièce ou sentir un appui peut aider. Mais sortir de la scène, se couvrir ou s’arrêter complètement reste toujours légitime.

Parler avant ou après, pas forcément pendant
Les besoins et limites peuvent être préparés dans un moment calme. Tout ne doit pas réussir à se dire au cœur de l’activation.
Chercher une aide spécialisée sans devoir tout raconter d’un coup
Un accompagnement psychothérapeutique formé au psychotraumatisme peut aider à travailler la sécurité et les réactions traumatiques. Un.e sexologue sensibilisé.e au trauma peut compléter ce travail autour du corps, du désir, du consentement et de la relation.
Lorsque vous prenez contact, vérifiez que la personne possède aussi une compétence réelle en psychotraumatologie.
Les questions que l’on me pose le plus souvent en consultation
Cette rubrique accueillera progressivement des réponses pour mieux comprendre ce que vous vivez et explorer les ressources qui vous conviennent.