IST et vie intime
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Parfois, le diagnostic semble donner une nouvelle signification à toute l’histoire intime
« Depuis quand ? », « De qui ? », « Est-ce que je l’ai transmis ? », « Est-ce que je dois le dire ? », « Est-ce que quelqu’un aura encore envie de moi ? » Un résultat positif peut faire surgir beaucoup plus que des questions médicales.
Je suis souvent frappée par la vitesse avec laquelle la honte s’installe. Comme si une infection disait quelque chose de la valeur, de l’hygiène ou de la fidélité d’une personne. Or une IST est une infection, pas un jugement moral. Certaines sont très fréquentes, restent longtemps sans symptôme ou sont découvertes bien après leur acquisition.
VIH, HPV, herpès, chlamydia, gonorrhée, syphilis et autres IST ne suivent pas les mêmes règles. Le bon repère est une information adaptée à l’infection et au moment du diagnostic.


Informer n’est pas s’accuser
Annoncer une IST à un.e partenaire peut être nécessaire pour sa santé, le dépistage ou le traitement. Cela ne vous oblige pas à accepter un interrogatoire ni à donner une explication que la médecine ne permet pas toujours d’établir.
Préparer quelques informations fiables et choisir un moment où vous pouvez vous sentir en sécurité peut aider. Si vous craignez une réaction violente ou coercitive, ne faites pas cette annonce seul.e : demandez l’aide d’un service de santé.

Savoir précisément de quelle infection il s’agit
Demandez ce que le résultat signifie, les traitements possibles, les délais de dépistage et ce qui est recommandé pour les partenaires.

Préparer ce qui doit être dit
Vous pouvez transmettre les informations utiles, dire ce que vous savez et reconnaître ce que vous ne savez pas, sans préparer toute votre défense.

Redonner une place à l’avenir
Selon l’IST, le traitement, la prévention et le suivi permettent de retrouver une vie intime. La prudence n’a pas à devenir une condamnation à l’évitement.
Pour les questions médicales, partez d’une source de santé
Un centre de dépistage, un.e médecin ou une consultation de santé sexuelle peut vous donner des recommandations actualisées. Un.e sexologue peut compléter l’accompagnement si la peur, la honte, la confiance ou la relation restent fortement touchées.
Les questions que l’on me pose le plus souvent en consultation
Cette rubrique accueillera progressivement des réponses pour mieux comprendre ce que vous vivez et explorer les ressources qui vous conviennent.